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Toutes les études signalent l'augmentation de la demande en produits naturels (bois, parcours...), agricoles et halieutiques, comme première cause de dégradation par suite de la croissance démographique.
La deuxième cause réside dans la pauvreté des populations rurales et la rareté des ressources vitales extra agricoles, ce qui pousse la population à décapitaliser le patrimoine des ressources naturelles pour assurer leur survie (prélèvements excessifs, surexploitation, surpâturage...).
En ce qui concerne l'agro-biodiversité, son épuisement au niveau variétal résulte du développement de l'agriculture commerciale intensive, la simplification des systèmes culturaux et l'usage déraisonné des biocides. L'adoption de nouvelles variétés et races plus productives a marginalisé l'utilisation et la conservation des variétés de races locales et a fini par aboutir à la disparition de certaines d'entre-elles (céréales, melons, pastèques, piment...).
Souvent, les stratégies sectorielles n'intègrent pas la biodiversité ; dans plusieurs cas les objectifs s'avèrent contradictoires. A titre d'exemple, la stratégie céréalière qui vise l'autosuffisance en céréales ne tient pas compte de l'extension des cultures au détriment de la biodiversité dans les zones marginales (parcours, forêt dégradée).
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