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Le lac de Tunis :
Il sépare la ville de Tunis de la mer. Il couvre 4.500 ha et se compose de trois unités distinctes: les lacs Nord et Sud et le canal de navigation. Les lacs nord et sud ont moins de 2 m de profondeur, voire moins de 1 m et le canal de navigation est profond de 5 m. Le lac est connecté à la mer par le canal Kheireddine, au Nord et celui de Radès, au Sud. Le Lac Nord comprend une petite île : Chikli où se trouve une ancienne forteresse et qui est érigée en réserve naturelle
Le lac de Tunis est hautement eutrophe et ses eaux sont saumâtres, d’où la faible diversité de sa végétation. Le débouché de la mer est couvert par la laitue de mer, et les algues forment un tapis à la surface de l’eau stagnante en été.
La faune mammalienne est réduite à des rongeurs tels que la gerbille champêtre et la gerboise, et quelques espèces de chauves-souris. La présence du lièvre, du chacal et du renard n’est qu’accidentelle, vu la grande activité humaine autour du lac.
L’île Chikli est l’un des sites de nichage de l’aigrette garzette en Tunisie. Les cormorans, le goéland argenté et le faucon crécerelle y nichent aussi. Le canard colvert et la sarcelle marbrée étaient nicheurs sur l’île. Le lac de Tunis est très important pour les oiseaux d’eau hivernants comme le grèbe huppé et castagneur, le cormoran (1.000-1.500), le flamant (8.000 à 10.000), le canard pilet, le canard souchet (6.000), le héron garde-boeufs, la spatule blanche et l’échasse blanche. Parmi les autres oiseaux du lac, on cite l’hirondelle de cheminée, le héron cendré, le busard des roseaux, le goéland railleur et la sterne naine.
Le lac de Ghar El Melh :
Situé au Nord de l’estuaire de l’Oued Mejerda, il couvre une superficie de 3000 ha (2600 ha au niveau de la lagune principale), avec une longueur de 7 Km et une largeur de 4,5 Km. Sa profondeur moyenne de 1 m, ne dépasse pas le maximum de 2 m.
Dans sa partie Ouest, il est alimenté en eau douce par trois Oueds ; à l’Est, il communique avec la mer par trois passes dont la plus large mesure 70 m. Ces passes ont tendance à être bloqués par les alluvions de la Mejerda, ce qui n’estb pas sans entrainer des modifications pour les conditions hydriques de l’intérieur du lac. La salinité moyenne est de 39,5 % ; elle varie de 14,5 % en hiver à 54,5 % en été.
En bordure, la végétation se compose de Zostera marina en associqtion avec Cladophora, En teromorpha et Ulma, les marais sont dominées par Phragmites. La lagune et le delta en général est une importante zone humide pour les rongeurs, serpents et les oiseaux hivernants et migrateurs ; périodiquement un important nombre de canards, de hérons et de flamant.
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