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La désertification et la dégradation des ressources abiotiques :
La désertification qui est définie comme étant « la dégradation biologique des terres ... » et est le résultat de la conjugaison de deux groupes de facteurs : d’une part, les facteurs du milieu naturel (climat, aridité, sécheresse prolongée, etc..) et, d’autre part, les facteurs anthropiques, notamment l’exploitation peu appropriée des ressources naturelles (sols, eaux, végétation forestière et pastorale, faune..). Elle affecte tant les écosystèmes naturels que les agro-écosystèmes.
En Tunisie, la désertification se manifeste dans:
- L’érosion éolienne et la salinisation secondaire qui affectent le Centre et le Sud du pays sur environ 5,5 millions d’ha.
- L’Erosion hydrique qui touche près du 1/3 de la superficie du pays (1,5 millions d’ha). Les mesures prises ont montré que les oueds qui drainent le Nord et le Centre du pays, charrient environ 45 millions de tonnes/an de terres arrachées par l’érosion hydrique, ce qui correspond à environ 10.000 ha de terres agricoles détruites/an.
Il découle de tout ceci une diminution continue des ressources pastorales. Ainsi, depuis une vingtaine d'années on estime une telle diminution à 33 % en termes de productivité et à 51.500 ha/an en termes de superficie (Banque Mondiale 1995). C'est dire que les parcours naturels et leur potentiel fourrager se dégradent continuellement. Cette dégradation, due à une mauvaise gestion des ressources pastorales, est à l'origine d'importantes perturbations écologiques et économiques qui touchent directement les autres ressources naturelles. La destruction et la disparition du couvert végétal accentuent le ruissellement des eaux et l'érosion des sols sous toutes ses formes. La gestion rationnelle des parcours naturels demeure l'unique alternative du développement pastoral dans le cadre d'une gestion durable des ressources naturelles en Tunisie. En dépit des efforts déployés, une telle gestion requiert un renforcement considérable des capacités dans le domaine et plus particulièrement des moyens, tant logistiques et humains que matériels, en regard de l’occupation spatiale ‘parcours naturels’ qui dépasse les 4 Millions d’ha.
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