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Écosystèmes
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Degré de transformation des écosystèmes :

De nombreux écosystèmes naturels ont subi des interventions qui ont pour but soit d’améliorer leur état et leur fonctionnement, soit pour détourner leur potentiel productif. En effet, les efforts de développement agricole et forestier ont eu pour conséquences d’une part, le défrichement d’importantes étendues de terres sous tirées aux écosystèmes naturels et, d’autre part, la restauration et la réhabilitation d’autres étendues, certes moins importantes, et ce moyennant les plantations forestières et pastorales, la mise en place de brise-vent, la confection de dunes artificielles, la fixation des dunes mobiles, la création de plans d’eau (barrages), etc... Ces réalisations constituent d’un côté, une limitation à l’intégrité physique des écosystèmes naturels et, de l’autre, des prolongements à ceux-ci, avec comme effet une amélioration de leur état d’autant plus que dans un tel cas les réalisations sont protégées et mises en défens pendant de longues périodes.

L’ensemble de ces interventions peuvent être résumées dans ce qui suit :

  1. L’extension des zones de culture:
  2. L'extension des zones agricoles a conduit à l’accroissement des superficies cultivées de 3.750.000 ha en 1936 à 4.460.000 ha en 1968, soit un accroissement de 11 % en 30 ans. L’extension agricole a été faite, dans une première étape aux dépens des forêts et des parcours, et dans une deuxième étape aux dépens des seuls parcours des zones steppiques. Ainsi, la superficie occupée par l'arboriculture est passée de 1 million d'ha en 1961 à 1,6 million d'ha en 1972. La superficie cultivée en olivier à huile est passée de 275.000 ha en 1900 à 715.000 ha en 1956, puis à 1,2 million d'ha en 1972, soit 572.000 ha supplémentaires en grande partie prélevée sur les terres de parcours. La superficie arboricole actuelle est de l’ordre de 1,98 million d'ha en 1994, soit 47 % de toute la superficie cultivée ou 40% des terres labourables.

  3. Les reboisements forestiers :
  4. qui ont porté sur environ 312.240 ha au cours de la période 1960 à 1996 ?

  5. les plantations pastorales et les aménagements pastoraux :
  6. qui ont porté respectivement sur 174.600 ha et 102.000 ha au cours de la même période. Ainsi, le taux de couverture forestière (zone désertique non comprise) était passé de 7 % en 1987 à 9% en 1993.

  7. Les programmes de Lutte Contre la Désertification :
  8. qui ont permis la création de bandes forestières sur 8.000 ha, la création et le rehaussement de dunes artificielles sur 6.900 km. Ces réalisations ont permis la protection de près 100 000 ha d’oasis ainsi que de nombreuses infrastructures économiques et sociales.

  9. L’aménagement des Parcs Nationaux :
  10. depuis leur création, les parcs nationaux font l’objet de programmes d’aménagement qui ont pour objet d’améliorer le fonctionnement de leurs écosystèmes (réintroduction d’espèces disparues, réhabilitation d’espèces menacées, infrastructures diverses...), ainsi que de les amener à remplir leurs fonctions sociales (aménagement d’aires d’accueil, construction d’écomusée, etc..). Leur protection étant assurée, les parcs nationaux n’évoluent plus selon leur seul rythme naturel mais bénéficient de programmes d’intervention adéquats. En effet, certaines espèces sauvages sont reproduites dans des conditions artificielles puis réintroduites dans les parcs où elles font l’objet d’un suivi régulier.

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